Par Aphil Goude
Quand tu supprimes l’ISF, malgré l'évasion fiscale pour laquelle tu n'as rien fait
Quand les plus riches de France ont gagné 6% de leur revenu disponible en une année
Quand les plus pauvres de France ont encore perdu 1% de leur revenu « disponible »
Quand les membres du CA des entreprises du CAC 40 se gavent
Quand le patron de Renault gagne 45000€ par jour et fraude le fisc
Quand tes députés votent la loi liberticide sur le secret des affaires malgré une pétition de 550 000 concitoyens s’y opposant, l’optimisation fiscale étant dans le champ des « savoir-faire »
Ne t’étonne pas que la colère monte
Quand un Président est élu non par adhésion mais par rejet d’un adversaire
Quand le Président se vante d'avoir explosé l’opposition en France
Quand le Président est dans le déni et que son verni craque
Quand BFM annonce tous les jeudis que le mouvement s’essouffle
Ne t’étonne pas que les citoyens soient dans la rue
Quand tu oses enlever 5€ d’APL aux plus démunis ou prétendus tels
Quand tu augmentes de 23% la CSG aux seniors et que tu baisses encore leurs retraites en la désindexant de l’inflation, eux qui ont trimé toute leur vie pour la finir dignement
Quand tu développes le racket routier avec les nouveaux radars et une limitation illogique
Quand tu soutiens une société où le profit passe avant l’humain
Ne t’étonne pas que la France descende dans la rue
Quand tu n’apportes aucune réponse dans la semaine malgré les mobilisations nombreuses, pacifistes et répétées
Quand tu minimises le départ de tes plus importants ministres
Quand tu prélèves 4 milliards de taxe carbone et que tu n’en consacres qu’un à la transition énergétique
Quand tes députés votent le maintien du glyphosate, poison mortel
Ne t’étonne pas que ton peuple s'exaspère
Quand tu empêches des gilets jaunes de monter dans les trains pour manifester à Paris
Quand tu es capable d’envoyer une quantité exceptionnelle de CRS face à 8000 manifestants pacifiques
Quand tu nommes un copain barbouze pour s'occuper de ta sécurité au mépris des règles de la République (port d'armes, brassard police, nomination, avancement... ) et que tu prends comme ministre, et pas des moindres, un individu plus que douteux issu ou proche de la mafia phocéenne
Quand ton personnel soignant est à bout
Quand tes profs se sentent abandonnés
Quand l’hôpital est proche de la ruine
Quand tes gendarmes ne sont plus respectés
Quand tes policiers se suicident
Quand tes pompiers sont caillassés
Quand tes smicards sont désespérés
Quand tes cheminots sont dénigrés
Quand tu privatises à tout va les services publics, que tu fermes les petites lignes non rentables
Quand le chômage explose comme jamais
Quand le politique n’écoute plus
Quand le citoyen n'y croit plus
Ne t'étonne pas que ton peuple tout entier ait envie de « traverser la rue »
Quand l’agriculteur se suicide de ne plus pouvoir obtenir un prix décent pour son lait
Quand le vigneron voit arriver du vin espagnol par citernes
Quand le maraîcher, respectueux des règles sanitaires, qui trime sans compter, voit arriver des légumes et fruits étrangers remplis de pesticides et donc moins chers
Quand les artisans sont accablés de fiscalité et concurrencés
Quand tes étudiants sont obligés d’aller étudier à l'étranger pour obtenir un diplôme convenable (kiné, dentiste, médecin... )
Quand tes citoyens ruraux n’ont plus de maternité, plus de docteur, plus d’infirmière, car ça coûte trop cher ou que tu bloques le numerus clausus
Quand les commerçants sont noyés sous les taxes et qu’Amazon, Google, Facebook ou Apple sont exonérés
Quand tu baisses sans arrêt les dotations aux communes
Quand le code du travail est brûlé sur la place de la république
Quand le seul droit du citoyen est de payer des taxes, encore des taxes (la France 2eme au monde ! )
Ne t’étonne pas que les « gaulois réfractaires » soient dans la rue
Les barricades vont se multiplier, les ronds-points filtrés et je suis loin d’être un énervé mais je vois des simples citoyens, pères et mères de familles, retraités, smicards, tous ceux qui bossent et paient leurs impôts, qui prennent sur leur week-ends, leur temps de repos, pour crier leur révolte.
La justice fiscale et sociale est réclamée, elle doit être entendue. Le peuple ne doit pas être méprisé. La victoire démocratique n’autorise pas tout, surtout quand elle se fait par défaut.
Un changement de paradigme est urgent.