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À la une de l'Antivol
Hommage à la République espagnole de 1936 en BD, livre, film et chanson
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Par Lou Hubert
Notre manifeste, notre collectif
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L’Antivol est un collectif créé à Tours durant l’été 2020, dans un moment où fleurissent autant que tombent les masques. Ceux d’un capitalisme toujours plus injuste, violent et sans limites. Ceux d’une contestation qui monte, s’élargit mais patine aussi, d’hésiter entre mollesse et réflexes diviseurs voire sectaires. Ceux de la foule solitaire et majoritaire, qu’elle se compose de satisfaits, d’indifférents, d’obéissants, d’envieux ou d’épuisés par le travail ou de ne pas en avoir. Or l’avenir souhaitable et possible se situe, précisément, au-delà des masques : il s’agit désormais de se rassembler pour faire advenir, dans les esprits, les institutions, les faits, et à quelque échelle que ce soit, locale, nationale ou internationale, une société postcapitaliste et postproductiviste. Ce but, commun à L’Antivol et à tant d’autres collectifs à Tours, en France ou dans le monde, est donc forcément révolutionnaire, « radical », si l’on veut bien entendre dans ce terme autre chose qu’une formule, galvaudée ou incantatoire. Être radical c’est, ainsi que l’indique l’étymologie et l’exige l’avenir, chercher à aller à la racine des problèmes et à la hauteur des solutions.
Comment je suis devenu une ressource humaine
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Par Jean-Pierre Dautun
Pour commencer cette page « Idées », L’Antivol vous propose de lire ou relire un article de Jean-Pierre Dautun, paru dans Le Monde en 1993. Malgré son bon quart de siècle, le propos n’a pas pris une ride et il analyse, dans un mélange d’émotion et de lucidité, l’un des mots-clefs, symboles du capitalisme productiviste : tout, en effet, est appelé à y devenir chose, matériau, « ressource », l’homme y compris. À faire lire aux DRH, GRH d’entreprise ou d’administration, aux enseignants et étudiants des écoles de commerce, aux écolos de la « ressource naturelle », etc. Et ne pas oublier, bien évidemment, de bannir ce terme de votre propre langage…
Un ovni financier au pays du « social »
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Par Pierre Bitoun et Lou Hubert
Le capitaliste, comme tout bureaucrate, adore les sigles. Celui par exemple de SIB ou « Social Impact Bond », « Bon à Impact Social ». Dans l’article ci-dessous publié en 2018 sur le site du Comptoir, les auteurs, tous deux sociologues, nous dévoilent ce qui se trame derrière l’apparition de ces « bons ».
Catastrophisme, pétitionisme ou petitsgestisme : comment se prétendre écolo et rester bourgeois
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Par l’équipe de la revue Frustrations
Notre page « Idées » n’a pas seulement pour vocation de mieux comprendre et dénoncer le capitalisme productiviste. Elle est aussi consacrée à tous les pièges qui nous sont tendus, à tous les leurres qui façonnent les esprits et contribuent à absorber la contestation de l’ordre existant.
Que vive « Bassines non merci ! » et que périssent tous les grands projets inutiles et imposés…
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Par BNM
Parmi les très nombreux collectifs qui s’opposent aux Grands projets inutiles et imposés (GPII), le combat livré par BNM ou « Bassines non merci ! » est, à tous égards, exemplaire. On y retrouve en effet, depuis 2017, une détermination sans faille contre la confiscation de l’eau par une minorité d’agriculteurs productivistes, un esprit de convergence des luttes qui leur vaut le soutien d’une myriade d’organisations politiques, syndicales ou associatives, un tempérament zadiste combiné à une remise en cause générale des institutions, des propositions alternatives on ne peut plus fondées, des formes d’action qui savent allier inventivité, humour et efficacité, etc. Autrement dit, si vous ne les connaissez pas encore, lisez l’un de leurs documents-synthèse reproduit ci-dessous, allez visiter leur site, leur page facebook, et surtout rejoignez-les ! Ils seront le dimanche 11 octobre à Épannes (79) pour une mobilisation de grande ampleur.
Gilets Jaunes : les raisons de la colère
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Par Aphil Goude
Quoi qu’on en pense et quoi qu’il advienne, le combat des Gilets Jaunes est appelé à faire date dans l’Histoire. Si l’on peut gloser à l’infini sur sa portée ou ses limites, ses vertus ou ses vices, il est surtout indipensable de revenir à la parole de ceux qui y ont participé, y participent ou y participeront encore. C’est ainsi qu’on pourra lire ou relire le texte ci-dessous, d’Aphil Goude. Il date de mi-décembre 2018, soit un mois après l’Acte I du mouvement, et il a le mérite d’offrir une bonne synthèse des raisons de la colère. En plus, son auteur ou ses auteurs, par le pseudonyme choisi, ne manquaient pas d’humour. Doublement, qu’on songe à la sonorité anglophone ou aux initiales évocatrices des prénom et nom…